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Pourquoi on a tous besoin d’histoires ?

  •  pour se distraire de sa propre histoire
  • pour mettre des mots sur des émotions
  • pour être moins seul
  • pour s’émerveiller
  • pour prendre des risques
  • pour écouter la musique des histoires écrites
  • pour agrandir la vie
  • pour …

 

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« C’est l’histoire d’une clocharde qui ne fait pas la manche et d’un gitan de huit ans qui fume, l’histoire d’une tenancière de bar qui gagne sa vie avec les machines à sous, d’un manutentionnaire africain et d’une poignée d’autres personnes dont on ne connaît pas le nom. »
Leurs liens ?
Le lieu… Une petite ville tout ce qu’il y a de plus commun. Mais aussi les relations entre toutes les personnes qui habitent ce lieu… Des personnes belles dans leur simplicité, qui attendent continuellement de la vie quelque chose de prodigieux.
Ils y croient tellement que le miracle finit par arriver.

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Ancré dans la vie quotidienne, le théâtre de David Murgia et d’Ascanio Celestini – son mentor italien rencontré à l’âge de 17 ans – est résolument politique au sens noble du terme. Ascanio Celestini transmis à David les techniques de la narration orale, improvisée et mentale.
Enthousiaste et fougueux, David Murgia est un jeune comédien belge entré en résistance. Son engagement s’exprime par son activité artistique. En duo avec Ascanio Celestini, ils ont déconstruit le discours de nos dirigeants avec leur spectacle  « Discours à la Nation » et ont donné la parole aux « petites gens » avec « Laïka ». « Pueblo » est la prolongation de cette collaboration.

> A LIRE : Article de Laurence Van Goethem, Alternative théâtrale
http://www.alternativestheatrales.be/imagesdb/pdf/celestini.pdf

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En attente

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Shakespeare est le créateur d’un monument de la pensée occidentale. Nous avons fêté le 400ème anniversaire de sa mort en 2016 et ses textes sont encore joués aujourd’hui.

Fleuron du génie anglais, il est un symbole national mais pas que.. il est l’emblème du théâtre populaire : du théâtre vivant pour tous les publics, beaucoup moins clivant que la scène à l’italienne, qui s’adresse à tous et « où personne ne s’ennuie »¹. Il est un grand raconteur d’histoires — qui sont jouées principalement dans le Théâtre du Globe.

Il est rendu célèbre car il décrit pertinemment bien l’homme moderne, naissant à cette époque. Ces oeuvres constituent des formidables machines à penser le présent, l’humain et notre humanité.

¹ Roland Barthes, « Pour une définition du théâtre populaire », 1954, cité par Florence March.

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Emmanuel Dekoninck est metteur en scène et comédien belge.

Constamment relié au public,  Emmanuel Dekoninck  veille à ce que le spectateur possède les clés nécessaires pour que la rencontre ait lieu. Le spectateur est son partenaire, l’autre pôle indispensable de son travail créatif. Son théâtre est sensuel, hédoniste et joyeux. Il utilise tous les médias vivants disponibles pour construire ses histoires et défend un théâtre contemporain ancré dans le réel et relié à notre société d’hommes et de femmes.

Il crée sa compagnie « Les gens de bonne compagnie » qui compte aujourd’hui près de 10 spectacles créés.

Pour ce projet, Emmanuel Dekoninck a pour ambition de mettre en perspective la dimension tragique du jeune Hamlet avec le vécu d’une jeunesse contemporaine. Selon lui, les questionnements d’Hamlet qui sont « Que faire face à ce monde qui ne me convient pas ? Quelle action puis-je avoir sur le monde?, correspondent à ceux que se posent un tas de jeunes adultes aujourd’hui. Emmanuel Dekoninck décide donc d’explorer Hamlet de fond en comble, de plonger dans son âme tourmentée et de lui rendre tout son sens, toute sa vérité.

Il décide également de mêler des tas de disciplines comme la chorégraphie et la musique pour construire une narration claire limpide et palpitante. Son équipe artistique est composée de 9 comédiens, deux chorégraphes, un directeur musical, une scénographe, une costumière, un créateur lumière,…

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Hamlet de Shakespeare est comme la Joconde en littérature ou  la Vénus de Milo en sculpture  : il fascine de génération en génération. Les traductions se sont multipliées et ont offert autant de lectures possibles depuis sa première parution estimée entre 1958 et 1601.

L’histoire
Hamlet, le jeune prince de Danemark, beau, riche, amoureux et idéaliste, mène brillamment ses études à Wittenberg en Allemagne quand, un matin, il est rappelé d’urgence au Royaume d’Elseneur. Le roi, son père, son mentor est mort brutalement.
A la suite de ce décès, sa mère va rapidement se marier avec son oncle, le frère de son père et Hamlet va avoir une apparition : celle du fantôme de son père qui lui révèle les véritables conditions de sa mort… Les idéaux du jeune prince s’effondrent et le monde lui montre son visage le plus obscur.

 

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Hamlet est un jeune et beau Prince. Comme Elisabeth II dans « The Crown », Hamlet  est le riche héritier de la couronne du Royaume d’Elseneur au Danemark. Avant la tragédie, Hamlet est une âme délicate.

Dans la série « The Crown, Elisabeth II est comme « Cette fleur royale, délicate et de noble race, croissait sous l’influence immédiate de la majesté; la notion de justice et de dignité princière, le sentiment du bien et de l’équité se développaient en lui à l’unisson de la conscience qu’il avait de sa haute naissance. C’était un prince, un prince né (…).

Agréable à voir, distingué par nature, généreux par le coeur, il avait tout pour être un jour le modèle de la jeunesse et la joie du monde. (…) la pureté de ses sentiments le portait vers les êtres loyaux et il devait apprécier l’apaisement que goûte un coeur sincère dans l’intimité d’un ami. (…) le mauvais goût le répugnait et si, dans son âme délicate la haine venait à germer, ce n’était que juste la dose nécessaire pour mépriser les courtisans versatiles et faux et les tourner en dérisions. C’était un compagnon agréable, facile, discret, attentif et savait pardonner et oublier une offense, mais il lui était impossible de s’accorder avec quiconque outrepassait les limites de ce qui est juste, bon et convenable. »¹

¹Johann Wolfgang von Goethe, Wilhem Meister, livre IV, chapitre 3, 1976.

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Avec la mort de son père et le mariage « incestueux » de sa mère avec son oncle, Hamlet découvre qu’il y a quelque chose de pourri non seulement dans son Royaume, mais partout dans la vie. L’univers le dégoute. Cette révélation du mal le bouleverse, et le conduit à un désir de suicide¹. Il découvre le monde sous son vrai jour, un jardin envahi de mauvaises herbes, que la vie est pesante, usée, inutile et que la mort est désirable. Il passe à un immense appétit de vie à l’anéantissement de toute volonté².

Avec son titre « Suicide Social« , Orelsan crache le venin qui coule dans les veines d’une société malade. Il déclame, à l’aube de son dernier jour de son existence :

Adieu cette France profonde
Profondément stupide, cupide, inutile, putride
/… /
Adieu les petits patrons
Ces beaufs embourgeoisés
Qui grattent des RTT pour payer leurs vacances d’été
/… /
Adieu les grévistes et leur CGT
Qui passent moins de temps à chercher des solutions que des slogans pétés 


¹Michael Edwards, Hamlet, qui est là ?, cahier Jean Vilar n°117 /Shakespeare en perspective, Avignon
² Firmin Gémier, La transition de l’être au néant, cahier Jean Vilar n°117 /Shakespeare en perspective, Avignon

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